Résumé | Le Renard et le Bouc
Un renard et un bouc traçaient à toute berzingue en direction d'un puits, se fiant à leurs trous de nez magnétiques qui détectaient la flotte à dix bornes à la ronde. Les deux compères étaient assoiffés. Ils descendirent donc dans le puits pour se gorger l'gésier d'une eau pure, fraîche et limpide. Lorsqu'ils eurent bu tout leur soul, le renard balança à son acolyte en sabots: - Ben merdalosse, Coco Chanel, va falloir s'éjecter d'ici à présent, t'y a pensé, toi, qu'en descendant dans l'puits on aurait forcément à remonter ? Non bien sur t'as l'cervelet dans les lombaires comme tous les tiens, mais t'inquiète j'ai mon idée. Ecoute bien le secret que j'vais te cloquer dans l'trou de tes cliquettes poilues : tu vas te coller contre la paroi du puits et moi j'vais grimper le long de ton dos pour m'arracher du cratère, ensuite je te tirerai de là, foi d'gentleman. Allez, rapplique, avec tes jambes arquées on dirait que t'as été emmailloté dans un trombone à coulisse ! Mais on va pas faire les difficile, hein, allez let's go! |
Extrait |
Les mots d'argot employés dans ce recueil de vingt fables de La Fontaine (les plus connues) sont un cocktail de langages populaires d'époques et de corporations variées. A la manière des plus grands fabulistes de l'histoire, l'auteur a donc repris les thèmes de ses aînés pour les interpréter avec une verve argotique imagée et une grande liberté de ton, contribuant à leur apporter une réelle modernité. L'auteur a non seulement revisité les textes à sa manière mais il les a également illustrés façon BD avec tout l'humour qui le caractérise.
Extrait : Le loup et l'Agneau
Un Agneau tout mignard cloquait ses nougats, pénard et mélanco, dans l'eau stagnante d'un oued boueux à toute fin de se désaltérer la glissière à graillon.
- Merdouille! Fit-il entre ce qui lui restait de dents de lait, j'vais bien finir par m'débrider la tuyauterie avec c'te flotte saumâtre!...
Extrait : Le Chêne et le Roseau
Un jour, le Chêne bonit au Roseau :
- Eh toi l'rosemuche, j'te kiffe grave, j'tai à la bonne tu sais, te frappe pas je suis là pour t'protéger si par malheur l'aquilon essayait d'nous amputer d'la défonceuse. N'aie surtout pas les colombins, j'maîtrise ! T'auras qu'à t'coller à l'abri sous ma ramure de tueur où tu pourras pioncer en paix, étaler tes fumigènes, te peler le haricot ou même pêchecailler tranquille si tu veux !
- J'sais pas pourquoi, répondit l'végétal étonné, que tu t'es fourré dans l'cigare que j'avais les pinceaux en déficience... |